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Difficile de se réjouir d’un prix du brent aussi élevé lorsque les consommateurs sont les premiers à pâtir de l’inflation qui va avec. Seulement la hausse du prix du pétrole accélère mécaniquement le développement des énergies renouvelables et, dans le cas présent, des biocarburants pour le transport : le bioethanol à base de cultures céréalières ou sucrières (maïs, canne à sucre,…) ou le biodiesel à base de plantes oléagineuses (colza, soja, palme…). Même avec une part de marché encore faible (entre 1 et 2% de la consommation totale) les volumes de production explosent dans tous les grands pays du monde, tirés par des politiques de soutien à la filière en Europe (objectif : 10% en 2020), aux USA (production multipliée par 5 d’ici 15 ans), au Brésil,…

Evolution de la production de biocarburants dans le monde, en MT

Mais les menaces pèsent de plus en plus sur les biocarburants et l’année risque d’être mouvementée sur ce secteur.

 

Une réputation qui s’érode

Malgré (ou à cause de) ce succès, les biocarburants commencent à avoir mauvaise presse : on les accuse notamment (et à juste titre) d’être responsables de la déforestation au Brésil et en Asie du Sud Est au profit des cultures de soja et de palmier à huile respectivement. En concurrence avec les cultures alimentaires, elles entrainent également la hausse du prix du maïs ou du blé qui ont augmenté de 40 à 60% pendant l’année 2007 atteignant des montants proches des niveaux records et mettant le couteau sous la gorge des pays (pauvres) importateurs.

Des politiques de soutien remises en cause

Les politiques d’incitation fiscales ou de subvention agricoles particulièrement onéreuses sont remises en cause dans de nombreux pays, pourtant gros producteurs : l’Allemagne a décidé de mettre fin aux privilèges fiscaux sur le biodiesel et la France prévoit également de réduire les siens. Un passage difficile à l’âge adulte pour les énergies vertes.

La course à l’innovation se poursuit

Convaincus que les carburants de substitution au pétrole restent incontournables pour les décennies à venir, industriels et investisseurs cherchent à développer et soutenir les matières premières non alimentaires (comme le Jatropha, le sorgho ou même les algues) et les technologies de transformation qui permettront d’élargir considérablement le périmètre des ressources biomasse disponibles pour la fabrication des biocarburants du futur dits de 2ème et 3ème génération.

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